# Les atouts du parquet flottant : confort, style et facilité de pose
Le parquet flottant s’impose aujourd’hui comme une solution de revêtement de sol particulièrement prisée dans les projets de rénovation et de construction. Cette popularité s’explique par un savant équilibre entre esthétique chaleureuse du bois, performances techniques avancées et accessibilité tant financière que pratique. Contrairement aux idées reçues qui le cantonnaient autrefois à un rôle de simple alternative économique, le parquet flottant moderne rivalise désormais avec les solutions traditionnelles en termes de qualité, de durabilité et de rendu visuel. Les avancées technologiques dans les procédés de fabrication ont permis de développer des produits aux caractéristiques remarquables, capables de répondre aux exigences les plus strictes en matière d’usage domestique et professionnel. Qu’il s’agisse de stratifié haute performance ou de contrecollé noble, ce type de revêtement offre aujourd’hui une palette de possibilités qui mérite une attention approfondie.
Caractéristiques techniques du parquet flottant stratifié et contrecollé
La compréhension des spécificités techniques du parquet flottant constitue un prérequis essentiel pour opérer un choix éclairé. Les deux grandes catégories de parquets flottants – stratifié et contrecollé – présentent des compositions distinctes qui influencent directement leurs performances et leur longévité. Cette distinction technique n’est pas qu’une simple question de terminologie : elle détermine l’usage optimal, le confort ressenti et la capacité du revêtement à traverser les années sans perdre ses qualités initiales.
Structure multicouche des lames : parement, âme HDF et couche d’usure
Le parquet stratifié repose sur une architecture multicouche particulièrement ingénieuse. La base se compose d’un panneau HDF (High Density Fiberboard), un matériau compressé à haute densité qui confère à l’ensemble une stabilité dimensionnelle remarquable. Ce support dense résiste efficacement aux variations hygrométriques et thermiques, limitant ainsi les risques de déformation. Au-dessus de cette âme structurelle, une couche décorative reproduit avec une fidélité saisissante l’aspect du bois naturel grâce à des techniques d’impression haute définition. Cette reproduction photographique capture les moindres détails du veinage, des nœuds et des variations de teinte. Enfin, une couche d’usure en résine mélamine ou en overlay cellulosique protège l’ensemble contre l’abrasion, les rayures et les taches quotidiennes.
Le parquet contrecollé adopte quant à lui une approche différente, privilégiant l’authenticité du bois véritable. Sa structure se compose généralement de trois couches distinctes : un parement en bois noble (chêne, noyer, hêtre) d’une épaisseur variable entre 2,5 et 6 mm, une âme centrale en bois reconstitué ou en contreplaqué assurant la stabilité, et un contre-balancement en résineux permettant de neutraliser les tensions internes. Cette construction croisée offre une résistance supérieure aux mouvements du bois tout en préservant l’authenticité visuelle et tactile d’un véritable plancher en bois massif. La présence de bois noble en surface permet également d’envisager un ou plusieurs ponçages au cours de la vie du produit, prolongeant ainsi considérablement sa durée d’exploitation.
Système de verrouillage sans colle : clip unilin, emboîtement 5G et assemblage megaloc
L’innovation majeure du parquet flottant réside dans son système d’assemblage sans colle, qui révolutionne la pose traditionn
nelle en supprimant la nécessité de coller ou de clouer les lames au support. Les principaux fabricants ont développé des profils d’emboîtement sophistiqués, tels que le clip Unilin, les systèmes 5G ou encore l’assemblage Megaloc, qui garantissent un verrouillage mécanique précis et durable. Ces profils usinés à haute précision permettent de clipser les lames entre elles par simple rotation ou par frappe légère au maillet, assurant un serrage optimal des joints et limitant les risques de jour ou de désaffleurement dans le temps.
Pour vous, cela se traduit par une pose de parquet flottant plus rapide, plus propre et accessible au bricoleur averti. En cas de dommage localisé, il est par ailleurs possible de démonter une portion du revêtement pour remplacer une lame sans devoir intervenir sur l’ensemble de la surface. Cette réversibilité est un atout non négligeable dans les logements locatifs ou dans les pièces amenées à évoluer, comme un bureau transformé en chambre ou une salle de jeux.
Classes d’usage AC3, AC4 et AC5 selon la norme EN 13329
Au-delà de l’esthétique, le choix d’un parquet flottant doit impérativement tenir compte de sa résistance à l’usure. Pour les parquets stratifiés, la norme européenne EN 13329 définit des classes d’abrasion et d’usage identifiées par les mentions AC3, AC4 ou AC5. Ces classes résultent de tests en laboratoire (roue d’abrasion, chocs, taches) qui simulent plusieurs années de trafic. Un parquet AC3 convient à un usage domestique modéré (chambres, bureaux), tandis qu’un AC4 est recommandé pour les séjours, couloirs et cuisines familiales. L’AC5 est quant à lui destiné aux zones à fort passage, voire à certains locaux commerciaux comme les boutiques ou bureaux ouverts au public.
Pour le parquet contrecollé, on s’appuie plutôt sur la dureté de l’essence de bois et sur l’épaisseur de la couche d’usure, mais les fabricants indiquent généralement un équivalent de classe d’usage. Vous hésitez entre deux gammes ? Dans les pièces d’habitation les plus sollicitées, il est souvent plus judicieux d’investir dans une classe supérieure, car la différence de prix au mètre carré est largement compensée par une meilleure tenue dans le temps. En pratique, un stratifié AC4 ou un contrecollé de bonne section représentent un excellent compromis pour la majorité des pièces de vie.
Épaisseur des lames de 7mm à 14mm et largeur variable
L’épaisseur des lames de parquet flottant influe directement sur le confort, la stabilité et la perception qualitative du sol. Les stratifiés d’entrée de gamme démarrent autour de 7 à 8 mm, alors que les références plus haut de gamme et les parquets contrecollés atteignent fréquemment 12 à 14 mm. Plus la lame est épaisse, plus elle sera rigide, limitant ainsi l’effet de « tambour » et les sensations de creux éventuels sur un support légèrement irrégulier. Une plus grande épaisseur facilite également l’intégration d’une sous-couche acoustique ou thermique performante.
La largeur et la longueur des lames jouent aussi un rôle décisif sur le rendu visuel. Les formats étroits et en trois frises rappellent les parquets traditionnels et s’intègrent bien dans les petites pièces. Les lames larges (190 à 260 mm) ou extra-longues apportent quant à elles une esthétique contemporaine et accentuent la sensation d’espace, particulièrement dans un séjour ou une pièce ouverte. En pratique, il est important d’anticiper la hauteur finale du sol (parquet + sous-couche) afin d’éviter les désagréments sur les seuils, les portes ou les plinthes existantes.
Performance acoustique et thermique du revêtement flottant
Au-delà du seul aspect visuel, un parquet flottant se distingue par son impact sur le confort acoustique et thermique de votre intérieur. Parce qu’il repose sur une sous-couche, ce type de revêtement de sol offre un amortissement naturel des bruits de pas et une rupture de pont thermique par rapport au support minéral. Bien choisi, l’ensemble parquet + sous-couche peut ainsi améliorer sensiblement la qualité de vie au quotidien, aussi bien dans un appartement qu’au sein d’une maison individuelle.
Sous-couche phonique en liège, polyéthylène expansé ou mousse polyuréthane
La sous-couche constitue un élément clé dans les performances d’un parquet flottant. Plusieurs matériaux sont disponibles, chacun présentant des caractéristiques spécifiques. Le liège, matériau naturel et compressible, se distingue par son excellent comportement acoustique et sa durabilité. Le polyéthylène expansé, souvent présenté sous forme de rouleaux, apporte une bonne isolation aux bruits d’impact pour un coût maîtrisé, ce qui en fait une solution couramment utilisée en rénovation. La mousse polyuréthane haute densité, parfois combinée à un film pare-vapeur, offre quant à elle un rapport épaisseur/efficacité particulièrement intéressant.
Le choix de la sous-couche dépendra de vos priorités : réduction des bruits de pas vers le logement inférieur, amélioration du confort de marche, correction de petites irrégularités du support ou renforcement de la barrière contre l’humidité. Dans un immeuble collectif, il est souvent judicieux d’opter pour une sous-couche phonique spécifiquement certifiée en affaiblissement acoustique, afin de respecter les exigences réglementaires et de préserver de bonnes relations de voisinage.
Réduction des bruits d’impact jusqu’à 20 db avec pare-vapeur intégré
Les fiches techniques de sous-couches indiquent généralement l’affaiblissement acoustique mesuré en décibels (dB) sur les bruits de chocs. Selon les gammes, on observe des réductions de 10 à plus de 20 dB, ce qui représente une différence notable à l’usage. Pour vous donner un ordre d’idée, une réduction de 3 dB correspond déjà à une division par deux de l’énergie sonore perçue. En combinant une sous-couche performante et un parquet flottant correctement posé, vous limitez non seulement les nuisances pour vos voisins, mais aussi la résonance à l’intérieur même de la pièce.
De nombreux produits intègrent aujourd’hui un pare-vapeur en film polyéthylène, indispensable sur supports minéraux récents ou susceptibles de présenter des remontées d’humidité. Cette double fonction – isolation phonique et barrière contre l’humidité – simplifie la mise en œuvre et sécurise le parquet dans la durée. Comme souvent en matière de confort, il s’agit d’un investissement initial relativement modeste au regard des bénéfices appréciables au quotidien.
Compatibilité avec plancher chauffant basse température et résistance thermique
La question de la compatibilité entre parquet flottant et plancher chauffant revient fréquemment. Bonne nouvelle : la plupart des parquets stratifiés et contrecollés modernes sont parfaitement adaptés aux planchers chauffants basse température, sous réserve de respecter quelques règles essentielles. Le fabricant précise généralement sur l’emballage ou la fiche technique la mention « compatible chauffage par le sol » ainsi que les conditions d’utilisation. L’élément déterminant réside dans la résistance thermique globale du complexe, c’est-à-dire l’addition de la résistance du parquet et de la sous-couche.
Pour garantir un bon rendement du système de chauffage, cette résistance thermique totale ne doit pas dépasser les valeurs préconisées (souvent autour de 0,15 à 0,18 m².K/W). En pratique, cela implique de privilégier des lames de parquet d’épaisseur modérée et des sous-couches spécifiques pour chauffage au sol, plus denses et moins isolantes thermiquement que les versions « grand confort ». En respectant ces indications, vous bénéficiez d’un sol agréable au toucher, d’une diffusion homogène de la chaleur et d’une consommation énergétique maîtrisée.
Coefficient de conductivité thermique et température maximale de 28°C
Sur les fiches produits des parquets flottants destinés aux planchers chauffants, vous trouverez souvent le coefficient de conductivité thermique λ (lambda) ainsi que la résistance thermique R. Ces valeurs permettent de vérifier que le revêtement ne constitue pas une barrière excessive au flux de chaleur. Plus le coefficient λ est élevé, plus le matériau transmet facilement la chaleur. Les stratifiés et les contrecollés affichent généralement des performances satisfaisantes, à condition de rester dans les épaisseurs recommandées.
Les fabricants et les installateurs rappellent également une règle de base : la température de surface du parquet flottant ne doit pas dépasser 27 à 28 °C. Au-delà, le bois (même reconstitué) peut se dégrader, se déformer ou voir ses joints se fragiliser. Un réglage approprié du thermostat et une montée en température progressive lors de la première mise en service sont donc indispensables pour préserver la stabilité du revêtement et prolonger sa durée de vie.
Méthode de pose flottante sur support existant
La pose flottante fait partie des atouts majeurs de ce type de revêtement. Elle autorise en effet la mise en œuvre d’un parquet sur une grande variété de supports existants, avec un minimum de travaux préparatoires. Que vous partiez d’un carrelage ancien, d’une chape béton ou d’un plancher bois, les mêmes principes s’appliquent : assurer la planéité, la propreté et la stabilité du support avant de déployer le complexe sous-couche + parquet.
Préparation du support : ragréage fibré et nivellement du sol béton ou carrelage
Un parquet flottant, aussi performant soit-il, ne pourra donner sa pleine mesure que s’il repose sur un support correctement préparé. Sur une chape béton ou un ancien carrelage, la première étape consiste à vérifier la planéité à l’aide d’une règle de 2 m ou d’un niveau laser. Les défauts ponctuels supérieurs à quelques millimètres doivent être repris, sous peine de générer des zones de flexion et des bruits parasites à l’usage. Un ragréage autolissant, idéalement fibré, permet de corriger ces irrégularités et d’obtenir une surface parfaitement homogène.
Dans le cas d’un ancien carrelage, les joints creux peuvent être comblés avant ragréage, surtout s’ils sont très marqués. L’objectif est d’éviter que les creux ne se répercutent à travers la sous-couche, ce qui pourrait créer des points de faiblesse. Cette étape peut sembler fastidieuse, mais elle représente en réalité une assurance de durabilité : un sol bien nivelé limite les contraintes sur les systèmes de clipsage et réduit fortement le risque de grincements ou de casse de languettes au fil du temps.
Technique de pose en quinconce avec joint de dilatation périphérique de 8mm
Une fois la sous-couche déroulée, la pose du parquet flottant s’effectue généralement en quinconce, c’est-à-dire en décalant les joints des lames d’une rangée à l’autre. Ce schéma de pose permet de mieux répartir les efforts mécaniques sur l’ensemble du revêtement et d’obtenir un rendu plus naturel, proche d’un parquet traditionnel. Les fabricants recommandent souvent un décalage minimal de 30 cm entre les abouts de lames, mais il est possible d’aller au-delà pour accentuer l’effet aléatoire.
Un joint de dilatation périphérique d’au moins 8 mm doit impérativement être respecté le long des murs, autour des poteaux et de tout obstacle fixe (tubes, huisseries). Ce jeu permet au parquet flottant de se dilater et de se rétracter librement en fonction des variations d’hygrométrie et de température. Il sera ensuite masqué par les plinthes ou les barres de seuil. Oublier cette marge de dilatation, c’est courir le risque de voir le sol « baver » contre les parois ou se soulever en formant une bosse au centre de la pièce.
Installation sans fixation mécanique : gain de temps et réversibilité
Contrairement à la pose collée ou clouée, la pose flottante ne nécessite aucune fixation mécanique au support. Les lames sont simplement assemblées entre elles par leur système de clipsage, la sous-couche jouant un rôle d’interface amortissante. Ce principe réduit drastiquement la durée de chantier : une pièce standard de 20 m² peut être équipée en une demi-journée par un professionnel, et en une journée par un bricoleur méthodique. De plus, il n’y a pas de temps de séchage à respecter, ce qui permet de réaménager les lieux presque immédiatement après la pose.
Cette absence de colle a un autre avantage majeur : la réversibilité. Si vous changez d’avis sur le décor, si vous devez accéder au support pour des travaux ou si vous quittez un logement en location, il est possible de démonter le parquet flottant sans détériorer la base existante. C’est un peu comme une « seconde peau » pour votre sol, que l’on peut retirer ou renouveler sans engager de lourds travaux.
Finitions décoratives et essences imitées
Les progrès réalisés dans les techniques d’impression et de structuration de surface ont profondément transformé l’univers du parquet flottant, en particulier pour les versions stratifiées. Là où l’on distinguait autrefois d’un simple coup d’œil un stratifié d’un vrai bois, les gammes actuelles offrent des rendus bluffants, capables d’imiter fidèlement des essences parfois rares ou onéreuses. Cette richesse décorative constitue l’un des grands atouts du parquet flottant pour personnaliser chaque pièce sans exploser le budget.
Reproduction chêne blanchi, noyer américain et teck vieilli par impression haute définition
Les décors de parquet stratifié sont réalisés à partir de photographies haute définition d’essences de bois soigneusement sélectionnées. Chêne blanchi pour une ambiance scandinave lumineuse, noyer américain pour un esprit plus sophistiqué, teck vieilli pour évoquer les ponts de bateau ou les terrasses exotiques : toutes ces finitions sont désormais accessibles au plus grand nombre. Les motifs répétés sont gérés de façon à éviter l’effet de « papier peint » au sol, grâce à un nombre important de lames différentes dans une même série.
Dans les parquets contrecollés, le parement en bois noble permet de jouer sur les teintes (naturel, fumé, blanchi), la présence plus ou moins marquée de nœuds et de veinages, ou encore sur les brossages et vieillissements en usine. Vous souhaitez un sol au charme authentique dans un appartement contemporain ? Un chêne légèrement patiné, aux lames larges, peut créer ce contraste subtil entre modernité et tradition, sans les contraintes d’un parquet massif ancien.
Traitement de surface : vernis polyuréthane, huilé mat et brossé
Le traitement de surface d’un parquet flottant influe à la fois sur son aspect et sur sa résistance aux agressions quotidiennes. Les finitions vernies, souvent à base de résines polyuréthane, forment un film protecteur continu qui limite la pénétration des taches et facilite l’entretien. Elles sont particulièrement adaptées aux pièces de vie à fort trafic, comme le séjour ou le couloir. Selon le degré de brillance choisi (mat, satiné, brillant), vous modulerez l’ambiance de la pièce et la perception de la couleur du bois.
Les finitions huilées, quant à elles, imprègnent le bois en profondeur tout en laissant sa texture plus perceptible au toucher. En version huilé mat, elles offrent un rendu très naturel, idéal pour les styles campagne chic ou industriel. Associée à un brossage de la surface, qui met en relief les fibres du bois, cette finition confère un caractère unique au parquet flottant, tout en camouflant mieux les micro-rayures du quotidien. Elle demande toutefois un léger entretien régulier (ré-huilage ponctuel) pour conserver toutes ses qualités.
Formats lame large XXL, chevron hongrois et aspect bois de grange
Le format des lames et le motif de pose jouent un rôle majeur dans l’identité visuelle de votre sol. Les lames larges XXL, parfois supérieures à 240 mm, renforcent l’effet de perspective dans les grandes pièces et s’accordent parfaitement avec les intérieurs contemporains épurés. À l’inverse, des lames plus fines ou en trois frises rappellent les parquets traditionnels des années 60-70, très appréciés dans les rénovations à budget maîtrisé.
Les collections de parquet flottant proposent désormais des décors imitant des poses plus sophistiquées, comme le chevron à la française ou le point de Hongrie, très présents dans les appartements haussmanniens. Certains stratifiés reproduisent même l’aspect « bois de grange » avec ses planches irrégulières, ses nuances contrastées et ses marques du temps. Ces effets sont obtenus par une combinaison de décors variés et de structures en relief synchronisées (embossage en registre), qui alignent la texture au toucher sur le dessin visuel.
Entretien et durabilité du parquet flottant
Un parquet flottant de qualité bien posé et correctement entretenu peut vous accompagner pendant de nombreuses années. Sa durée de vie dépend de plusieurs facteurs : la classe d’usage, l’épaisseur de la couche d’usure, l’environnement (humidité, trafic) et le soin que vous portez à son entretien. Loin de l’image fragile qui lui a parfois été associée, le parquet flottant moderne se montre robuste, à condition de respecter quelques bonnes pratiques.
Résistance à l’abrasion et protection contre les rayures superficielles
La couche d’usure des parquets stratifiés, composée de résines mélaminiques renforcées, est spécialement conçue pour résister aux rayures, à l’abrasion et aux chocs modérés. C’est elle qui est testée pour attribuer les classes AC3, AC4 ou AC5 évoquées plus haut. Dans un usage domestique courant, un stratifié AC4 correctement entretenu conservera un aspect satisfaisant pendant 15 à 20 ans, voire davantage. Le parquet contrecollé, grâce à sa couche de bois noble protégée par un vernis ou une huile, offre une résistance similaire, avec l’avantage de pouvoir être rénové par ponçage si nécessaire.
Pour limiter l’apparition de rayures superficielles, quelques précautions simples s’imposent : poser des patins en feutre sous les pieds de meubles, éviter de traîner des charges lourdes, utiliser des tapis d’entrée pour retenir les gravillons et le sable. En présence d’animaux domestiques, il peut être pertinent de privilégier une finition mate et brossée, beaucoup plus indulgente visuellement qu’un vernis très brillant, et une classe d’usage élevée pour le parquet flottant.
Nettoyage avec produits ph neutre et serpillière microfibre légèrement humide
L’entretien courant d’un parquet flottant est simple et rapide. Un dépoussiérage régulier à l’aspirateur (brosse parquet) ou au balai microfibre suffit dans la plupart des cas. Pour le nettoyage humide, l’important est de limiter l’apport en eau : une serpillière bien essorée ou une microfibre légèrement humidifiée, associée à un produit nettoyant au pH neutre spécialement formulé pour parquets, garantira un résultat impeccable sans risque de gonflement des lames.
Il est préférable d’éviter les détergents agressifs, les produits ammoniaqués ou les nettoyants vapeur, qui peuvent altérer la finition de surface, voire pénétrer dans les joints et fragiliser le système de clipsage. En cas de tache ponctuelle (vin, café, graisse), une intervention rapide avec un chiffon humide et un nettoyant adapté permet généralement de l’éliminer sans laisser de trace. Pour les parquets contrecollés huilés, des produits de soin spécifiques (savon pour parquet huilé, huile d’entretien) contribuent à nourrir le bois et à régénérer la protection au fil du temps.
Garantie fabricant de 10 à 30 ans selon la gamme Quick-Step, tarkett ou pergo
Les principaux fabricants de parquet flottant, comme Quick-Step, Tarkett ou Pergo, revendiquent aujourd’hui des durées de garantie particulièrement longues, comprises entre 10 et 30 ans selon les gammes et les conditions d’usage. Ces garanties couvrent généralement les défauts de fabrication, les problèmes de délaminage ou les usures anormales de la couche d’usure dans un cadre d’utilisation conforme aux préconisations. Elles témoignent de la confiance des industriels dans la fiabilité de leurs produits.
Pour que ces garanties soient effectives, il est essentiel de respecter scrupuleusement les recommandations de pose (type de sous-couche, compatibilité plancher chauffant, joint de dilatation) et d’entretien. Conservez les factures, les notices et, si possible, quelques lames en réserve pour d’éventuelles réparations futures. En combinant un produit issu d’une marque reconnue et une mise en œuvre soignée, vous mettez toutes les chances de votre côté pour profiter durablement des avantages de votre parquet flottant.
Critères de sélection selon les pièces d’habitation
Toutes les pièces de la maison n’imposent pas les mêmes contraintes à un revêtement de sol. Humidité, intensité du passage, risque de taches ou de chocs : autant de paramètres à prendre en compte lorsque vous choisissez un parquet flottant pour une cuisine, une chambre ou un couloir. Adapter le type de parquet (stratifié, contrecollé), la classe d’usage et les traitements spécifiques à chaque pièce est la meilleure façon d’optimiser à la fois le budget et la durabilité.
Parquet stratifié hydrofuge pour cuisine et salle de bain avec norme IPE
Longtemps déconseillé dans les pièces humides, le parquet flottant a fait de gros progrès dans ce domaine. De nombreux fabricants proposent désormais des stratifiés hydrofuges spécialement conçus pour les cuisines, entrées et même salles de bains. Ces produits bénéficient d’un traitement des chants, d’un système de clipsage étanche et parfois d’un revêtement de surface renforcé, limitant la pénétration de l’eau. Certains répondent à des normes ou labels spécifiques, tels que les certifications d’étanchéité aux projections ou les indices de performance en milieu humide (souvent désignés sous l’acronyme IPE ou équivalent dans la documentation technique).
Dans une cuisine familiale où les risques de projections d’eau, de graisse ou de chutes d’objets sont élevés, opter pour un parquet stratifié hydrofuge de classe AC4 ou AC5 constitue un choix particulièrement pertinent. Pour une salle de bain, il convient toutefois de rester vigilant : malgré leurs progrès, ces solutions exigent un respect rigoureux des préconisations (joint silicone périphérique, contrôle de la ventilation, absence d’eau stagnante prolongée). Si vous souhaitez un rendu bois dans une salle d’eau très sollicitée, il peut être intéressant de comparer ces parquets flottants hydrofuges avec d’autres revêtements imitation bois 100 % étanches, comme certains vinyles ou grès cérame structurés.
Choix de la classe d’usage pour chambre, séjour et zones de passage intensif
Dans les chambres, où le trafic est généralement modéré et le risque de chocs limité, un parquet stratifié AC3 ou un contrecollé de classe domestique standard suffisent le plus souvent. Vous pouvez alors privilégier le confort visuel et tactile, en optant par exemple pour un chêne blanchi à finition mate pour une ambiance douce et reposante. Le critère acoustique est également important dans ces pièces : une bonne sous-couche contribuera à atténuer les bruits de pas et à créer une atmosphère feutrée.
À l’inverse, les séjours, couloirs, escaliers ou entrées sont soumis à un trafic plus intensif, parfois avec des chaussures, des jouets ou des déplacements fréquents de meubles. Dans ces zones, il est recommandé de viser au minimum un stratifié AC4 ou un contrecollé à couche d’usure généreuse (3 mm et plus). Dans un local professionnel ouvert au public (bureau, boutique), on s’orientera plutôt vers des références compatibles usage commercial, souvent équivalentes à AC5, pour garantir une tenue satisfaisante dans le temps.
Certification environnementale COV A+ et label FSC pour bois durable
Enfin, le choix d’un parquet flottant ne se résume pas à des considérations techniques et esthétiques : l’impact environnemental et sanitaire du produit est également à prendre en compte. En France, l’étiquetage des émissions de composés organiques volatils (COV) est obligatoire pour les revêtements de sol. Privilégiez les parquets affichant une classe A+ – la meilleure – afin de limiter les émissions dans l’air intérieur et de préserver la qualité de l’environnement domestique, notamment dans les chambres d’enfants.
Pour les parquets contrecollés et certains stratifiés à base de bois, la présence des labels FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC atteste que le bois utilisé provient de forêts gérées de manière responsable. Ces certifications garantissent une traçabilité de la ressource et participent à la lutte contre la déforestation illégale. En combinant ces critères environnementaux avec les paramètres d’usage et de design, vous avez toutes les clés en main pour sélectionner un parquet flottant à la fois performant, durable et respectueux de votre santé et de la planète.